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Nous voici encore dans la cuisine ! nos premiers médicaments doivent être dans nos aliments Ne dit-on pas que nous creusons notre propre tombe par ce que nous mangeons Ceci est très vrai !
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30 01 2012  Partenariat HOMEOPHARMA – LABASAN
Auteur : Dr Helga MSH   

  Dans le cadre de la continuité de la collaboration entre la société HOMEOPHARMA et le laboratoire LABASAN de la Faculté des Sciences de l’Université d’ Antananarivo, un projet qui leur est commun consisterait à faire une étude sur l’effet de la consommation quotidienne de pâtes de fruit au moringa sur des enfants souffrant de carences alimentaires pendant 3 mois.
Ce projet vient de l’initiative de LABASAN, qui se chargera, entre autres, du suivi des enfants et de la recherche de cantine scolaire pour effectuer l’étude. En contre partie, HOMEOPHARMA aura le rôle d’assurer la production des pâtes de fruit.
Notons que le lancement du projet concernant les pâtes de fruits au moringa (ananambo) a eu lieu le 16 décembre 2011 à l’EPP Soavimasoandro, le thème était « La lutte contre la malnutrition ». La manifestation s’est déroulée en présence de partenaires tels que HOMEOPHARMA, LABASAN et ONN.

 
27 01 2012  Reflet dans un regard : médecine naturelle et traditionnelle De plus en plus d’adeptes
Auteur : Georges R. (Newsmada)   URL Site Web

  La médecine naturelle manuelle fait partie de la médecine traditionnelle malgache. Celle-ci constituait la seule thérapie appliquée avant l’arrivée de la médecine scientifique dans le pays.
Ces dernières années, la médecine naturelle malgache commence à acquérir ses lettres de noblesse dans le monde scientifique, notamment depuis la découverte de certaines plantes médicinales comme la pervenche de Madagascar, qui est reconnue comme un médicament antituberculeux et anticancéreux. La pervenche de Madagascar connaît aujourd’hui une large utilisation pour ses vertus thérapeutiques.
Depuis quelques années, des médecins spécialisés dans ce domaine ont décidé d’améliorer les soins en faisant des recherches sur les produits et leurs vertus. Actuellement, de nombreuses pharmacies naturelles sont ouvertes dans toute l’Ile ; elles sont une trentaine à peu près dont la plupart sont concentrées dans la capitale notamment l’Homéopharma, les pharmacies Ratsimamanga, Rira, etc. Les institutions travaillent avec des médecins spécialisés dans les traitements par les produits naturels. D’après toujours le docteur Rajaonarivelo, un médecin travaillant dans l’un de ces centres de recherches, les produits naturels peuvent soigner pratiquement toutes les maladies n’ayant pas besoin d’une intervention chirurgicale. Les produits utilisés sont généralement des plantes médicinales qu’on retrouve à Madagascar comme le « ravintsara », l’« ananambo », le « vahona », le « fanalasimba », le « mandravasarotra », le girofle, le « talapetraka »… et la liste est loin d’être exhaustive. De plus, la présence de docteurs en médecine dans ces centres a considérablement accru le nombre de patients qui suivent les traitements prescrits. Cela ne remet pas pourtant en cause les travaux des tradipraticiens qui savent guérir certaines maladies par un don perpétué de génération en génération par les ancêtres. Actuellement, on compte environ 6 000 tradipraticiens dans toute l’Ile, dont près de 2000 seulement sont enregistrés dans le registre de l’association nationale des tradipraticiens de Madagascar (FMN) et ont leurs cartes professionnelles. Depuis 2006, ces tradipraticiens ont pu exercer librement leur métier grâce à une reconnaissance de la médecine traditionnelle par l’Etat.
Par ailleurs, nombreux traitements naturels existent à Madagascar dont la phytothérapie ; il s’agit d’un traitement par les différentes infusions et les tisanes. Concernant l’aromathérapie ou le traitement par les huiles essentielles, le « ravintsara » est actuellement le produit star. Quant à l’ostéothérapie, qui consiste à soulager les douleurs par la manipulation des os, elle est la moins pratiquée à Madagascar puisque seuls une vingtaine de médecins la pratiquent.
En complémentarité avec la médecine moderne
D’après le docteur Rajaonarivelo, la médecine naturelle est très prisée, justement pour ses caractères naturels. Ainsi les risques d’effets secondaires sont assez faibles voire nuls. De plus, les résultats présentés par les centres de recherches scientifiques comme l’Institut malgache de Recherches appliquées (IMRA) et l’Homeopharma ont fini par avoir une valeur reconnue par le public (surtout la population urbaine) et par les services de santé. A noter que les produits naturels sont utilisés pour un traitement de fond et les produits allopathiques pour un traitement d’attaque.
Près de 70% de la population malgache ont recours à la médecine naturelle et à la médecine manuelle actuellement, en complémentarité ou en alternative à la médecine moderne.
La reconnaissance mondiale
Par ailleurs, la médecine naturelle est reconnue mondialement depuis que l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) l’a classifiée parmi les méthodes qu’elle avalise. Un projet baptisé « Classification internationale de la médecine traditionnelle » a été mise en place par l’Organisation en 2010 pour une organisation des pratiques de cette médecine et pour répertorier les terminologies ainsi que pour une classification des diagnostics et des méthodes d´intervention. Selon la publication de l’OMS, dans les pays développés, la médecine traditionnelle et naturelle est reconnue sous le terme de « médecine complémentaire » (MCP) ou encore de « remèdes de grand-mère ». Celle-ci n’est pas encore incluse dans le système de santé principal pour la majorité de ces pays. En revanche, dans les pays asiatiques et africains, 80% des populations ont recours à la médecine traditionnelle pour les soins de santé primaires. Les traitements à base de plantes sont d’ailleurs les plus populaires et utilisés depuis la nuit des temps dans certaines communautés.
De plus, c’est la principale source de soins de santé pour la plupart des pays de l’Hémisphère Sud.
Partout dans le monde, la pratique de la médecine naturelle et traditionnelle est en constante augmentation.
A Madagascar, la guérison est souvent liée à la croyance, c’est pour cette raison que certains s’adressent encore aux « mpimasy » et aux astrologues traditionnels.


 
26 09 2011  Agriculture biologique: Le Symabio est né
Auteur : R. Lala H. Les Nouvelles   

  La demande en produits biologiques ne cesse de croître (croissance de 15 à 20%) et de se diversifier sur le marché en Europe, aux Etats-Unis, au Japon et au Canada. Pour cette raison, Madagascar, un pays à vocation agricole ne pouvait pas rater les opportunités offertes par une demande progressive de produits biologiques au niveau mondial. Mais des problèmes subsistent pour le développement de cette filière.
La consommation de produits biologiques est en nette augmentation dans le monde : d’une valeur de seulement 15 millions de dollars en 1999, elle a atteint les 51 millions de dollars en 2008 pour les seuls produits alimentaires. Madagascar a déjà une longue expérience en matière de production agricole biologique.
Mais afin de pouvoir profiter des opportunités dans cette niche, les opérateurs économiques locaux qui ont pratiqué ce mode de production se sont décidés récemment (en mars de cette année) à créer le « Syndicat malgache de l’agriculture biologique » ou Symabio.
Comme tout autre syndicat, le Symabio, avec une trentaine de membres actuellement, est destiné à défendre les intérêts de la profession ainsi qu’à promouvoir la culture, la production et l’exportation des produits biologiques.
Il sera également l’interlocuteur privilégié des autorités publiques pour tout ce qui concerne l’agriculture biologique. C’est ainsi qu’en partenariat avec les autorités concernées, une stratégie nationale pour le développement de la filière biologique par l’adoption d’une réglementation nationale pourrait être reconnue par les pays importateurs et faciliter ainsi l’accès des produits malgaches aux marchés internationaux.
Cependant, la profession est handicapée principalement par le coût de certification et l’absence de réglementation nationale. Et pour cette raison, les productions nationales de cette filière sont encore essentiellement destinées à l’exportation et doivent se conformer aux exigences des pays destinataires. C’est pourquoi, aujourd’hui, on peut dire que les producteurs nationaux évoluent dans un secteur relativement restreint.
En termes d’exportations, en 1996, on a atteint 451 t et plus de 810 t en 2008. En 2009, le volume exporté a légèrement diminué pour les raisons que tout le monde sait. Les exportations se sont alors situées à 776 pour descendre à 647 t en 2010. Mais l’année en cours laisse entrevoir de belles perspectives. Effectivement, au cours des six premiers mois de cette année, on a déjà atteint plus de 400 t d’exportations.

 
23 09 2011  Agriculture biologique: Les exportations augmentent
Auteur : Fanjanarivo La Gazette   

  Le Syndicat malgache de l’agriculture biologique (SYMABIO) créé en mars dernier a été présenté hier à la Chambre de commerce et d’industrie d’Antananarivo. Présidé par Rolland Ramboatiana, il a pour objet de défendre l’intérêt de la filière, de promouvoir l’agriculture biologie et de faciliter l’accès des produits bio de Madagascar sur le marché international. Dans les années 90, la filière a déjà été structurée via le groupement Pronabio. Celui-ci a rédigé et proposé une réglementation nationale pour la filière mais les autorités de l’époque n’y ont donné aucun écho. Or, la filière est très porteuse étant donné que 5 à 6% des terrains seulement bénéficient d’un apport en engrais minéraux à raison de 3 à 7 kg/ha, selon les données du ministère de l’Agriculture. Comme quoi, le pays a un gros potentiel à exploiter en matière d’agriculture biologique. En effet, celle-ci n’autorise pas, entre autres, l’utilisation d’intrants chimiques. Pour faciliter l’accès des produits bio de Madagascar sur le marché international, il faut toutefois disposer d’une réglementation nationale qui devrait avoir l’équivalence des réglementations nationales des grands pays importateurs comme les pays de l’Union européenne, le Canada, le Japon et les Etats-Unis.
Cette réglementation devrait aussi aider à réduire le coût de la certification grâce à la mise en place d’organismes de contrôle locaux. Le certificat délivré jusqu’ici par un organisme étranger revient plutôt cher, alors que ce document est indispensable pour l’exportation. Le secrétaire général du syndicat du syndicat, Sandra Randrianarisoa explique que le tarif de la certification varie selon les parcelles et les produits à certifier. La vanille bio exige, par exemple 2 à 3 contrôles pour une campagne. Le tarif de la certification coûte entre 1 million à 30 millions Ar. L’un des vice-présidents du syndicat, Jean-Claude Ratsimivony propose la certification par zone pour réduire le coût. Pour l’heure, la certification intéresse l’exportateur et non pas le paysan producteur ou collecteur. La plupart du temps, le premier travaille avec un réseau de producteurs. Pour le SYMABIO, il compte une trentaine de membres et ces derniers travaillent avec 5 000 partenaires en milieu rural. Le président souligne que la filière fait vivre beaucoup de gens et notamment des ruraux dont le revenu leur permet de lutter contre la pauvreté. Cela signifie que la filière a d’importants enjeux socioéconomiques et environnementaux.
De plus, la demande est en constante augmentation et se diversifie sur le marché international. En Europe, aux USA et au Canada, elle enregistre une croissance de 15 à 20% pour un marché de 51 millions de dollars en 2008 pour les seuls produits alimentaires, contre 15 millions de dollars en 1999. La demande en matières premières aussi est en hausse. Le syndicat estime qu’il est temps de s’atteler à la restructuration de la filière et à la mise en place de la réglementation nationale pour profiter au mieux de cet essor. Le président rappelle que Madagascar est l’un des premiers pays à procéder à l’agriculture biologique mais qu’il est actuellement dépassé par les pays de l’Asie du sud-est. C’est pour cette raison que les opérateurs de la filière ont érigé le SYMABIO.

 
22 09 2011  Agriculture Les produits bio, de l'or vert
Auteur : Vonjy R. Express M/car   

  L'agriculture biologique est proposée pour développer le pays et aider les paysans à sortir de la pauvreté.

«Les produits issus de la cueillette comme les huiles essentielles, le cacao, la gousse de vanille et les épices constituent les principaux produits biologiques de la Grande île », a annoncé Sandra Randrianarisoa, secrétaire générale du Syndicat malgache de l'agriculture biologique (Symabio), hier à Antaninarenina, durant la présentation de cette nouvelle organisation syndicale.

La superficie occupée par l'agriculture biologique reste ainsi limitée. « La surface certifiée est estimée actuellement à 90 000 ha à Madagascar. La zone de cueillette des cultures de rente et des plantes médicinales constitue la majorité de cette superficie », a-t-elle enchaîné. Ainsi, les légumes cultivés dans le monde rural et occupant plus de 60 % des Malgaches, ne font pas partie de ces produits biologiques. « Des produits chimiques dégradant parfois le sol sont aspergés sur ces plantes », a précisé Sandra Randrianarisoa.

La majorité des produits biologiques est actuellement destinée au marché extérieur. « Pour cette année, l'exportation à ce jour avoisine les 400 tonnes. Elle est encore loin des 817 tonnes de 2008 à cause de la crise », a déploré la conférencière.

Certificatio n difficile

Mais la principale contrainte du développement de ces produits vient de la difficulté d'obtenir la certification. « Il faut l'obtenir d'un organisme accrédité, en Europe notamment, pour avoir l'autorisation d'écouler le produit sur le marché européen. Cette procédure a un coût et prend du temps », a ajouté de son côté Rolland Ramboatiana, président du Symabio.

En fait, la promotion de ce type de culture ne représente pas seulement un enjeu économique selon Sandra Randrianarisoa.

« L'agriculture biologique a des enjeux social et environnemental. Les paysans ont l'opportunité d'augmenter leur revenu et les pesticides dans le sol ainsi que dans les sources d'eau sont réduits », conclut Rolland Ramboatiana.

 

 

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